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(extrait
du banc d'essais d' "HIFI Magazine")
Par
opposition aux enceintes dites classiques (à haut-parleurs électrodynamiques),
les enceintes à pavillons présentent des formes curieuses,
assorties de dimensions plus que respectables. Mais tout cela pour une bonne raison : le principe même
de cette technologie veut que les haut-parleurs habituels soient remplacés
par ce que l'on appelle des moteurs, prolongés par de véritables
pavillons, réalisés en bois ou dans un autre matériau.
L'avantage du procédé ? Les pavillons constituant en quelque
sorte des amplificateurs acoustiques, il n'est pas nécessaire d'avoir
recours à une grande puissance d'amplification pour obtenir un
niveau sonore élevé. Le pavillon est ainsi le complément
idéal des amplificateurs de faible puissance comme ceux que l'on
appelle monotriodes.
Cette enceinte se présente sous la forme d'une
colonne de près de un mètre de haut, de type trois voies.
Le registre grave est assuré par deux haut-parleurs identiques,
de 20 cm de diamètre. Ces transducteurs de marque Davis possèdent
une membrane réalisée à partir de cellulose et de
graphite. Ils enserrent le pavillon médium-aigu, qui est une petite
merveille d'ébénisterie. Ce pavillon est en effet réalisé
par tournage d'une épaisse pièce d'acajou et équipé
d'un moteur de marque R.C.F. Son poids et sa rigidité laissent
espérer un rendu sonore exempt de coloration, ce que nous aurons
l'occasion de vérifier à l'écoute.
La structure de l'ébénisterie est constituée
principalement d' aggloméré haute densité (médite).
Visiblement, les concepteurs sont partis à la chasse aux vibrations
puisque chaque enceinte finie accuse un poids record de près de
90 kilogrammes ! L'espace interne est séparé en deux parties.
Un premier volume clos charge le premier haut-parleur de grave ainsi que
le pavillon médium-aigu. Le second haut-parleur utilise en revanche
le principe de la ligne de transmission, ce qui signifie que l'onde arrière
est atténuée par un long trajet avant de déboucher
à l'extérieur de l'enceinte. Dans le cas de l'Aéria
Compact SII, l'ouverture est pratiquée au dos et en haut de l'enceinte.
Le filtre a également fait l'objet de beaucoup
de soin puisque le modèle utilisé est de type symétrique
du deuxième ordre (12 dB par octave) doté de composants
généreusement dimensionnés. Ce kit est disponible en plusieurs versions. La première
comporte les haut-parleurs, les éléments du filtre, les
borniers, les fils de câblage et... les plans de l'enceinte. Autant
dire tout de suite que cette version s'adresse uniquement à ceux
qui maîtrisent parfaitement le travail du bois. Mais, qu'on se rassure,
il existe d'autres possibilités quant à l'ébénisterie,
accessibles à toute personne méticuleuse.
On peut par exemple acquérir les enceintes
sous forme de panneaux parfaitement découpés et usinés
(emplacement des haut-parleurs et filtres). Le travail se résume
donc à un simple assemblage à la colle à bois suivi
d'une finition de son choix.
Enfin, pour les moins bricoleurs, la dernière
version ne présente pas la moindre difficulté puisque les
ébénisteries sont totalement montées (finition brute).
Ne reste à effectuer que le montage des HP et du filtre. Un véritable
jeu d'enfant...
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