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Ortofon

La marque Ortofon



Il y a cent ans, en 1918, deux ingénieurs danois - Arnold Poulsen et Axel Petersen - fondaient la Electrical Phono Film Company. L’objectif consistait, à la grande époque du cinéma muet, à créer l’un des premiers systèmes permettant de synchroniser une bande sonore et un film. La mission est accomplie dès 1923 et les deux ingénieurs continuent parallèlement d’innover en développant des cellules phono dont le premier modèle à bobine
mobile voit le jour en 1948. Quelques années plus tard, l’entreprise prend le nom d’Ortofon, judicieuse combinaison des mots grecs « Orto » (signifiant « correct ») et « Fon » (signifiant
« son »), qui sonne ainsi comme un leitmotiv pour la marque. Son ambition a toujours été et demeure de promouvoir une qualité sonore irréprochable. La marque danoise dispose d’une
ingénierie de pointe unique dans l’industrie audio ainsi que des connaissances poussées en acoustique, en physique des matériaux mais aussi en micromécanique qui ont fait d’elle le
leader mondial des cellules phono. Sa grande exigence ainsi que sa volonté de toujours tenir compte, lors de la modélisation, des technologies mises en œuvre dans chaque produit, la confortent chaque jour à cette place. Cette situation pourtant confortable n’empêche cependant pas Ortofon de poursuivre ses efforts en investissant dans la recherche et le développement ainsi que dans un personnel hautement qualifié. Ces éléments permettent
d’assurer un niveau de qualité irréprochable et uniforme sur l’ensemble de ses gammes et de satisfaire les passionnés de haute-fidélité intransigeants. Ortofon porte haut les couleurs
danoises en relevant le défi de s’approcher toujours plus de la perfection sonore, quel qu’en soit le prix.



Historique / Chronologie



« Le but d’Ortofon est d’être le leader du marché des cellules », annonce Christen H.Nielsen, PDG d’Ortofon. « Dans cette optique, nous entreprenons un développement produit particulièrement actif, avec un flux constant de nouvelles cellules afin de proposer aux consommateurs choix, qualité et  disponibilité rapide des produits. Nous croyons en un développement technologique vraiment actif, non seulement pour la cellule en soi, mais aussi pour les nouvelles technologies utiles à la conception, la fabrication de composants et l’assemblage afin de conserver un excellent savoir-faire à chaque étape du développement ». M. Nielsen ajoute: « La musique analogique reste la meilleure réponse à l’attachement émotionnel humain pour la musique. Nous croyons donc en un futur solide
pour les vinyles de qualité, les platines et les cellules ».



- 1918 : La société commerciale Ortofon A/S est fondée par la Fonofilm Industri A/S. Ortofon est dérivé du grec «Orto» : juste, correct et «Fon» : le son.
- 1948 : naissance de la première cellule MC du monde, une Ortofon de type mono A.
- 1953 : le premier bras Ortofon A212 est fabriqué.
- 1957 : début de la transition du son mono vers stéréo, Ortofon développe ses premiers modèles stéréo.
- 1959 : Ortofon sort la première SPU «Stereo Pick Up». Forte de 10 ans d’expérience dans les cellules Mono, la SPU d’Ortofon devient la référence. La cible principale sont les professionnels : les sociétés nationales de radiodiffusion danoise et suédoise ainsi que le label Deutsche Grammophon.
- 1965 : Lancement de la série S-15 basée sur le concept des SPU avec une compliance et une séparation des canaux améliorées.
- 1969 : lancement de la première cellule magnétique Ortofon, la M-15, élaborée à partir d’un système générateur VMS (Variable Magnetic Shunt).
- 1970 : l’usine déménage à Nakskov au sud du Danemark.
- 1977 : lancement de l’emblématique MC20 au Japon.
- 1979 : Ortofon reçoit le prix du Danish Industrial Design pour l’incroyable cellule à faible masse «Concorde».
- 1981 : Ortofon présente la première cellule à faible masse magnétique LM10.
- 1984 : Les nouvelles cellules Concorde (en finition argentée) combinant un son de qualité et la robustesse nécessaires aux DJ voit le jour.
- 1988 : Ortofon fête ses 70 ans avec le modèle MC70. De nombreux autres modèles et gammes sont développés : MC Super II, HMC, puis plusieurs SPU, T20 MkII, des bras... et
la série Night Club dédiée au DJs.
- 1990 : Ortofon développe les tout premiers câbles en cuivre de très haute pureté 7N (99,99999 %) dédiés à l’audio.
- 1992 : Pour célébrer les 50 ans de métier chez Ortofon de M. Robert Gudmandsen, inventeur des SPU, Ortofon dévoile la SPU Meister. Il a aussi été personnellement félicité par la Reine du Danemark Margrethe II. L’année suivante c’est au CEO de l’époque M. Rohmann que revient l’honneur de donner son nom à une cellule MC.
- 1997 : Ortofon est récompensée pour être l’une des entreprises les plus performantes au Danemark.
- 1998 : la MC Jubilee et la SPU Royal sont développées dans le cadre des 80 ans de la marque.
- 2000 : en l’honneur du 250ème anniversaire de la naissance de Johann Sebastian Bach, Ortofon lance la Kontrapunkt.
- 2007 : après l’arrivée régulière de nouveaux modèles, notamment dans le milieu DJ en fort essor, la gamme 2M est dévoilée. Plus de 10 ans après cette série reste emblématique et
plébiscitée par les mélomanes du monde entier.
- 2008 : présentation d’un modèle tout à fait inédit, la MC A90, conçue en collaboration avec le Danish Technological Institute. Combinaison de recherches recouvrant l’héritage technologique de la marque et l’émergence de nouvelles techniques de fabrication, toujours plus modernes.
Entre 2008 et 2018 de nombreux autres modèles voient le jour, profitant de ces recherches.
- 2015 : Ortofon reçoit une récompense du Danish Technological Institute pour avoir été les premiers à introduire la technologie SLM (Selective Laser Melting), proche du concept d’impression 3D, dans sa production... depuis 2008 !
- 2016 : la société danoise participe à l’«Horizon 2020», le plus grand programme de recherche et innovation d’Europe.
- 2018 : lancement de la MC Century pour célébrer les cent ans d’Ortofon. Avec un cantilever en diamant, elle atteint le prix remarquable de 10.000 €. C’est la cellule la plus
chère jamais produite par Ortofon.

Principe des cellules et vocabulaire



La cellule est composée d’un stylus placé sur un cantilever, lequel est relié à un transducteur composé d’un aimant et d’une bobine qui induira un champ électromagnétique grâce au mouvement du stylus dans le sillon du disque. Cet ensemble est protégé par le corps de la cellule, et connecté à des câbles qui distribueront autant de signaux électriques qu’il y a de bobines induisant un courant. Le diamant, encore appelé pointe de lecture ou parfois aiguille, constitue l’extrêmité de la cellule en contact avec le disque vinyle. Chez Ortofon la totalité des modèles sont dotés de véritables diamants. Le diamant entre dans le sillon et en suit la
forme, propageant son mouvement au cantilever auquel il est fixé. Le cantilever est généralement en aluminium ou en bore, mais parfois aussi en saphir. Il a pour rôle de transmettre le mouvement du diamant au transducteur. Le transducteur, quant à lui, constitue l’ensemble aimant et bobine. Le mouvement d’un aimant par rapport à une bobine génère un courant électrique proportionnel à la proximité des deux éléments et au nombre
de spires (d’enroulements) de la bobine ainsi qu’à sa section (son épaisseur). On a alors le choix entre deux types de cellules selon que la bobine ou l’aimant est mobile (MC ou MM).



Le code couleur Ortofon



La plupart des cellules Ortofon sont disponibles selon plusieurs niveaux de qualité, du plus abordable financièrement grâce à des choix stratégiques de matériaux moins coûteux au plus haut de gamme utilisant des matériaux et des technologies de pointe. Les nouveaux câbles développés par Ortofon suivent cette même logique.
RED : Cellule polyvalente offrant un son ouvert, dynamique, avec une légère note chaleureuse.
BLUE : Ajoute plus de dynamique, une meilleure résolution, un son plus ouvert qui génère plus de détails.
BRONZE : Encore plus de détails, une résolution encore améliorée mais de manière neutre, pour rendre hommage à chaque élément.
BLACK : La combinaison idéale de ce qui se fait de mieux ! La perfection est proche, chaque cellule Black permet de donner un aperçu précis de chaque enregistrement « comme si vous
y étiez ».

Les différents diamants



Il existe une première différence importante dans le type de diamant qui est soit Assemblé (Tipped) soit Intégral (Nude). Un diamant Assemblé est fixé sur une tige en métal intégrée au
cantilever. Un diamant Intégral (Nude) est spécialement taillé pour s’intégrer directement au cantilever et seul le diamant fait alors la jonction avec le cantilever. Le diamant Intégral est
donc plus grand et permet une meilleure transmission des mouvements induits par le sillon.
La montée en gamme se fait ainsi notamment par l’évolution d’un diamant Assemblé vers un diamant Intégral. Il existe ensuite différentes coupes de diamants qui permettent un rendu sonore différent. Le diamant sphérique est particulièrement adapté aux enregistrements « mono » car la surface de contact est plus faible. Le diamant Elliptique a une surface de contact supérieure, pour une lecture plus détaillée du microsillon. Le diamant « Fine Line » a une surface de contact encore plus importante, offrant toujours plus de détails. Il est ensuite surpassé par le diamant « Shibata » lui-même inférieur au fameux Replicant 100. Ce dernier permet une lecture du microsillon plus en profondeur, il se rapproche au maximum du diamant à l’origine de la gravure de l’enregistrement (aussi appelé burin) et permet d’obtenir
un maximum de détails, sans dénaturer la musique ni la colorer.



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Afin de pouvoir entendre le plus de détails possible sur un disque vinyle, il faut que le diamant de la cellule soit taillé de manière à se rapprocher au maximum de la taille du diamant qui a gravé le master d’origine.
En effet, le microsillon du disque regorge d’irrégularités le long de chacune des deux parois (qui deviennent, lors de l’écoute le canal gauche et le canal droit). Plus la surface de contact entre le diamant et le sillon est vaste, plus la cellule pourra lire ces irrégularités qui seront ensuite retranscrits, amplifiés par la chaîne hi-fi et entendus par l’oreille humaine.
Attention cependant, plus la surface de contact est vaste, plus la taille du diamant est fine, plus ce dernier risque d’abîmer le disque, c’est pourquoi un ajustement très précis de la force d’appui est impératif.
On notera aussi que plus le diamant est fin plus il est coûteux à fabriquer et sera réservé uniquement aux cellules les plus exclusives.

Résultats 1 - 4 sur 4.
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